Afrique: Crash en Ethiopie – Boeing se démène pour éviter une interdiction de vol des 737 MAX 8 aux Etats-Unis

Trois jours après la catastrophe du Boeing 737 MAX 8 d’Ethiopian Airlines, qui a fait 157 morts dimanche 10 mars, l’avionneur américain cherche le salut dans son propre pays. Les Etats-Unis sont, avec le Canada, l’un des rares Etats à continuer à autoriser les vols de cet avion, après les décisions d’interdiction prises par la Chine, l’Indonésie, l’Union européenne (UE) et d’autres. Motif de l’inquiétude mondiale : il s’agit de la deuxième catastrophe d’un avion de ce type – un appareil de la compagnie indonésienne Lion Air s’est écrasé en mer le 28 octobre 2018, tuant ses 189 passagers.
Dans la matinée du mardi 12 mars, révèle le New York Times, le PDG de Boeing, Dennis Muilenburg, a plaidé le cas du B 737 MAX auprès de Donald Trump en expliquant qu’il ne fallait pas immobiliser l’avion au sol. « Je sais que cette tragédie est particulièrement éprouvante, quelques mois seulement après la perte du vol 610 de Lion Air, avait-il déclaré la veille à ses salariés. Nous avons confiance dans la sécurité du 737 MAX. »
La pression monte
Lundi, aux Etats-Unis, l’agence fédérale de l’aviation (FAA) avait décidé de ne pas bouger : « L’enquête vient de commencer, et nous n’avons pas reçu de données qui permettent de tirer une quelconque conclusion ou de prendre une quelconque décision. »
Mardi, elle a réitéré son propos : « Jusqu’à présent, notre examen ne montre aucun sujet d’ordre systémique et ne fournit aucune base pour immobiliser l’avion. » Et de lancer une pique aux administrations des autres pays : « Aucune autorité de l’aviation civile [étrangère] ne nous a apporté des données qui exigeraient d’agir. »

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