Présentation du territoire de Wamba

Carte-administrative

Données-géographiques-et-culturelles

Données géographiques

La création du Territoire de Wamba remonte vers l’an 1912. Il est une entité décentralisée de la Province Orientale de Haut-Uélé. Wamba est localisé au Nord-Est du Congo. Il est limité à l’Est par le Territoire de Watsa, à l’Ouest par le Territoire de Bafwasende, au Sud-Est par le Territoire de Mambasa, et au Nord par le Territoire de Rungu.

Coordonnées géographiques

Wamba est situé au 2°09’00’’ Latitude Nord et 28°00’00’’ Longitude Est.

Climat

Il a un climat subtropical avec deux saisons dont la saison sèche qui commence du 15 décembre au 15 mars et la saison de pluie qui va du 15 mars au 15 octobre. Le reste de l’année connait une alternance de pluie et de soleil. Sa température moyenne varie entre 28°C et 30°C.

Sol

Son sol est généralement argilo sablonneux et uniquement sablonneux près des rivières.

Hydrographie

Le Territoire de Wamba est serpenté de l’Est à l’Ouest par la rivière Nepoko qui le divise en deux parties. La rive droite est à la fois minière et agricole tandis que la rive gauche est essentiellement agricole. Outre la Nepoko, ce Territoire est traversé par de nombreux autres cours d’eau dont les plus importants sont : Maika, Wamba, Obe, Bingi choo, Kpengbelu, Waka, Awala et Asasa.

Végétation

Le ¾ de sa superficie est couverte de la forêt dense du type hétérogène et de flore luxuriante alors que sa partie Nord-Est (Chefferies MALAMBA, MAKODA, MAHAA et TIMONIKO) est recouverte de savane boisée. Dans l’ensemble du territoire, le relief du sol est accidenté par de grandes et petites collines dont l’élévation peut atteindre 600 m, puis par des grosses pierres.

Particularités et richesses du territoire

Wamba dispose de 68 plantations abandonnées d’une superficie totale de 5.982 hectares devenues de simples jachères. On y trouve 3 paysannats datant de l’époque coloniale, pouvant être relancé :

  1. WAMBIDISA (GOMBE) : 27.440 hectares
  2. BENGA (BAYENGA) : 25.080 hectares
  3. SELE – SELE : 25.510 hectares

Le territoire de Wamba est pourvu de 32 étangs piscicoles d’une superficie de 3,45 hectares abandonnés, à l’exception de 2 étangs entretenus dans la Chefferies de MAKODA ainsi que 133 étangs privés d’une superficie totale de 610,34 hectares bien entretenus.

Actuellement, Wamba connait une relance du secteur de café, quoiqu’encore timide, grâce à l’appui de l’ONG Café Africa qui avait appuyé les petits planteurs en semences et outils aratoires de 2014 à 2015.

Dans le domaine de l’énergie, Wamba utilise une usine de REGIDESO réhabilité à 2014 ayant une capacité de production de 130 m3 par jour. Jusque-là, cette usine n’utilise que 2% de sa capacité faute de moyen pour l’extension de son réseau dans toute la cité de Wamba. Seulement 98 ménages sont raccordés au système de distribution.

 

Données culturelles

Le Territoire de Wamba est peuplé des BABUDU, BABYERU, MANBGELE et d’une minorité de pygmées disséminés dans la grande forêt équatoriale.

La tradition renseigne que les Balika habitent la rive gauche de la rivière Nepoko et sont de la même souche que le BALIKA-TORIKO de la rive droite qui viennent tous du Territoire de BAMBESA dans le district du Bas-Uélé. Tous ces déplacements avaient eu lieu avant 1885.

Les MANGBELE sont venus du Territoire de NIANGARA, plus précisément de la Chefferie qui porte le même nom. Ceux-ci parlent le KIYOGO et le KINGBETU.

 

Langues parlées dans ce territoire
  1. Swahili (90%),
  2. Lingala (10%),
  3. Budu (80%),
  4. Balika (20%),
  5. Kiyogo (10%).

Le swahili est la langue parlée par la majorité de la population et sur toute l’étendue du Territoire. Le Lingala est une langue utilisé surtout dans le cadre des affaires et dans les zones minières. Le Budu, le Balika et le Kiyogo sont des langues vernaculaires plus parlées par les natifs du Territoire.

 

Principales activités
  1. Agriculture (50%),
  2. Commerce (30%),
  3. Exploitation artisanale d’or (50%),
  4. Exploitation artisanale de bois d’œuvre (30%),
  5. Pêche (20%),
  6. Elevage (20%).

L’Agriculture, la Pêche et l’Elevage sont du type traditionnel et de survie. L’exploitation artisanale est financée en majorité par les hommes d’affaires non autochtones du territoire.


Situation-économique

Taux de change flottant appliqué au 31 mars 2017
Vendeur : 1$ = 1 350 FC Acheteur : 1$ = 1 400 FC
Nombre d’opérateurs économiques 469
Principaux opérateurs économiques
  1. Ets MAKALAMBA,
  2. Ets MUSAFIRI,
  3. Ets ANOALITE,
  4. Ets ROCHER DE MERIBA.

Le secteur de l’économie est fortement atomisé dans le territoire de Wamba. Il existe une centaine d’opérateurs économiques. L’essentiel de ces établissements se trouvent dans la Cité DURUNGA (Chef-lieu de Wamba), IBAMBI, BOLEBOLE, MAMBATI, MATETE, BAYENGA, GBONZUNZU. Ces établissements ont comme principales activités le commerce de produits manufacturés en provenance du Nord-Kivu.

C’est ainsi que l’établissement MAKALAMBA est spécialisé dans la vente des produits manufacturés avec des succursales dans quelques secteurs.

Les Etablissements ROCHER DE MERIBA et MUSAFIRI sont spécialisés dans le transport des biens en provenance du Nord-Kivu, Ituri et Kisangani.

L’Etablissement ANOALITE est spécialisé dans l’alimentation et dans la vente en détail de carburant et de lubrifiant.

Principales activités des opérateurs économiques
  1. Vente des produits manufacturés,
  2. Vente des produits pharmaceutiques,
  3. Vente en détail du carburant et du lubrifiant,
  4. Exploitation artisanale, achat et vente de l’or.
Principales activités des PME/PMI
  1. Hôtellerie de fortune.

Les hôtels de fortune sont construits en semi durable et ne remplissent pas le standard minimum. Outre les maisons de passage des Eglises Protestante CECA16 et Catholique à Wamba centre, on trouve à :

  • Wamba centre: Hôtels ASEANE et MUSSA MUREGA
  • Ibambi: Hotel BASONEA non achevé
  • Bolele : Hôtel TOUT BOUGE et MAMAN JEANNE

 

Grandes entreprises locales

Depuis la chute du cours mondial du café et le départ des hommes d’affaires grecs qui opéraient dans ce secteur, il n’existe plus des grandes entreprises dans le territoire de Wamba. Cette situation est aujourd’hui à la base du chômage à Wamba

Principaux produits agricoles
  1. Huile de palme (50%),
  2. Riz (20%),
  3. Manioc (15%),
  4. Banane (10%),
  5. Haricot (5%).

L’huile de palme est produite dans tous les secteurs du territoire de Wamba. C’est un produit de commercialisation par excellence. Le riz combiné aux feuilles de manioc ou au haricot constitue le met préféré de la population tandis que le manioc est consommé soit en chikwange soit en tubercules bouillies. Des quantités importantes de riz et de haricot sont vendues dans les carrières d’exploitation artisanale d’or. La rive gauche de la rivière Nepoko est agricole tandis que la rive droite est dominée par l’exploitation artisanale d’or.

Le maïs, la patate douce, le haricot et le soja sont des cultures occasionnelles. Le maïs en particulier est consommé sous forme d’aliments bouilli ou grillé au feu et aussi transformé en alcool local appelé arac « kaïkpo ».

Le Soja et la patate douce sont produits à faible quantité et ils sont utilisés pour la consommation locale.

 

Principaux produits non agricoles
  1. Champignon,
  2. Chenille.

Les produits non agricoles les plus consommées dans le territoire de Wamba sont des produits forestiers non ligneux (chenilles et champignons). Ils sont prélevés d’une manière saisonnière dans les forêts situées non loin des habitations. Ils sont destinés à la consommation locale.

Principales sources d’énergie
  1. Bois (70%),
  2. Solaire (25%),
  3. Groupe électrogène (5%).

Le courant électrique n’existe pas sur l’étendue du territoire de Wamba. Les grands centres de négoces sont éclairés par des groupes électrogènes des privés desservant dans la plupart de cas les boutiques ainsi que les points de ventes de 18h00 à 22h00. Pour le reste du territoire ce sont des lampes torches de la fabrication chinoise qui sont utilisées à la tombée de la nuit dans tous les ménages. Les panneaux solaires sont utilisés par quelques hommes d’affaire et les fonctionnaires. Le bois est utilisé pour la cuisine dans les ménages.

Il sied de noter que le développement du secteur de l’énergie, notamment l’électricité, devrait encore accélérer le développement de la production du riz et de maïs dans le territoire avec l’implantation actuelle des quelques décortiqueuses à riz et moulins autonomes.


Situation-sanitaire

Nombre d’hôpitaux 7
Nombre de centre de santé 49

Le territoire de Wamba dispose de trois ZS (ZS Wamba, ZS Bomamangetu et ZS Pawa). La distance moyenne entre la population et les structures sanitaires est de 10 Km.

La ZS WAMBA s’étend sur 8 103 km² et dispose d’un HGR public, d’un Hôpital Catholique et de 17 CS. L’HGR Wamba date de 1994 et est en délabrement avancé sauf le Bloc opératoire et le Bâtiment abritant la Pédiatrie et la Médecine interne qui ont été construits par le BCeCo en 2008. De même, seuls 5 CS sont dans un bon état avec des bâtiments en dur nouvellement construits par BCeCo en 2012. L’HGR a une capacité d’accueil de 120 lits vétustes dont 13 à la Pédiatrie, 30 à la Médecine Générale, 5 Soins intensifs, 26 Chirurgie et 26 Gynécologie. Il y a 3 médecins (dont 2 Généralistes et un Spécialiste en Santé Publique) et 22 infirmiers à l’HGR. Les CS ne comprennent que des Infirmiers, généralement de A2 et de A1

BOMA-MANGBETU est une ZS nouvellement créée qui ne dispose pas d’un Bureau propre. Ses différents services fonctionnent dans le CS de Santé de Boma-Mangbetu. D’une superficie de 1 724 km², la ZS dispose d’un HGR créée en 2004 construit par BCeCo ainsi que de 14 CS. L’HGR Boma-Mangbetu est sous la gestion de la CECA 16. Les CS sont en délabrement avancés et d’autres en pisé. A ce jour, un CS est construit par le Programme PESS mais non équipé et un autre est en cours de construction par le même Programme. L’HGR a une capacité d’accueil de 84 lits dont 21 à la Pédiatrie, 15 à la Gynéco-obstétrique, 28 à la Médecine Interne et 20 à la Chirurgie. Cependant, 16 lits sont stockés par manque d’espace. L’HGR comprend 3 Médecins dont 2 Généralistes et 1 Spécialiste en Santé Publique. Les CS ne comprennent que des Infirmiers, souvent de A2.

La ZS PAWA est la plus ancienne du Territoire de Wamba d’une superficie de 2 415 km². Elle est l’un de 26 Sites de Surveillance du Paludisme en RDC. On y trouve un HGR public de Pawa, un Hôpital de Nebobongo appartenant à la CECA 16, un Hôpital à IBAMBI et 18 CS. 6 CS sont en dur dont un CS réhabilité par l’ONG MEMISA-Belgique et 12 CS demeurent en semi durable et en pisé. L’HGR Pawa dispose d’un complexe d’infrastructures mais en état de sénescence avancée et sous équipées. D’autres locaux sont hors usage par manque de lits. Toutefois, l’HGR a une capacité d’accueil de 124 lits dont 20 à la Pédiatrie, 25 à la Gynéco-Obstétrique, 23 à la Médecine Interne, 44 à la Chirurgie et 12 aux Services d’Urgence et comprend 4 Médecins, tous Généralistes. A la différence d’autres ZS du Territoire de Wamba, la ZS Pawa dispose d’un CS de référence qui se trouve dans la zone aurifère du Territoire à BABONDE.

Dans le Territoire de Wamba, les populations trouvent facilement des médicaments grâce aux structures telles que la Centrale de Distribution des Médicaments (CDR) à partir d’Isiro, l’ONG MEMISA-Belgique, le SANRU ainsi qu’à l’appui du Gouvernement Congolais à travers le Programme PESS et les Officines pharmaceutiques. C’est surtout les médicaments contre le paludisme, la typhoïde, les diarrhées et les IRA qui sont courants, les médicaments spécialisés étant rares. Les coûts de ces médicaments sont abordables car avec 350FC on peut obtenir une plaquette de paracétamol et avec 6500 FC il y a lieu de s’acheter une cure complète contre la malaria ou la typhoïde. Quelques soins spécialisés se font à Wamba, notamment en rapport avec la chirurgie à l’Hôpital de Nebobongo et l’ophtalmologie à l’Hôpital Catholique de MATARI à Wamba-Centre grâce aux Experts en provenance d’Isiro. Mais, pour d’autres soins spécifiques, il faut se rendre à Isiro ou à Kisangani.

Maladies les plus récurrentes
  1. Paludisme (60%),
  2. Infections respiratoires aigües (20%),
  3. Diarrhées (10%).

La prévalence du paludisme est due à l’absence surtout du programme de distribution des moustiquaires dans le territoire. Les infections respiratoires aigües sont causées par les travaux dans des carrières d’or tandis que les diarrhées sont une conséquence de manque de sources d’eau potable dans plupart de villages et grands centres de négoce.


Education

Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 271
Ecoles secondaires 101

1. Enseignement formel

Selon les estimations des Sous-Proved, 80% d’écoles dans le Territoire de Wamba sont construites en paille. Pendant la saison pluvieuse, les enfants connaissent des perturbations dans le déroulement des cours suite au suintement des toitures des salles de classe. Et, comme beaucoup de ces écoles sont en forme des pavillons, un petit coup de vent fait pénétrer la pluie jusque dans la salle des classes. Pendant cette saison, les élèves chôment parfois deux à trois affilés.

L’équipement didactique en manuels est suffisant à l’école primaire, tandis que l’école secondaire en accuse encore une carence criante.

En ce qui concerne le renforcement des capacités de personnel enseignant, les écoles primaires reçoivent la formation par les inspecteurs « SERNAFOR », tandis qu’au secondaire elle est rare, faute d’appuis.

La croissance juvénile est à la hausse, alors que les infrastructures scolaires sont insuffisantes pour contenir ces effectifs.

Par contre, du point de vue de l’efficacité, le système éducation à Wamba est marqué par des taux de déperdition encore élevés dû au mariage précoce, aux activités d’exploitation artisanale d’or et à la pauvreté des parents. A ce jour, le taux d’abandon est de 20%.

  1. Enseignement Non Formel

En territoire de Wamba, l’enseignement non formel n’existe pas. Autrefois, il y avait deux Centres de formation en coupe-couture, une pour l’église CECA 16 et autre pour un privé, mais qui ont fermé suite à l’insuffisance des intéressés. Pourtant, le système éducatif devrait assurer aussi bien la formation formelle que non formelle afin de concourir à l’objectif « école pour tous et par tous ».

Toutefois, pour y arriver dans le territoire de Wamba, il faudrait :

  • initier des campagnes de sensibilisation médiatisée sur le bien fondé de l’enseignement non formel, comme Wamba dispose d’une radio communautaire ;
  • créer les centres de formation professionnelle officielle pour épargner les bénéficiaires des coûts trop chers de la formation.
Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 1

Le territoire de Wamba compte trois institutions supérieures et universitaires : Institut Supérieur des Techniques Médicales de Wamba à Pawa (ISTM-Wamba à Pawa ; Institut Supérieur Pédagogique d’Ibambi (ISP-Ibambi) et Université de Wamba (UNIWA). Seule ISTM-Wamba à Pawa est agréée. Les deux autres ne le sont pas. Elles étaient suspendues par l’Arrêté ministériel n°122/MINESU/CAB.MIN/TMF/RK3/CPM/2015 du 17/10/2015 portant interdiction de fonctionnement des Extensions des Etablissement de l’Enseignement Supérieur et Universitaire. Malgré cet arrêté, ces dernières fonctionnent quand même.

Toutefois, dans le territoire de Wamba, il se fait sentir une grande demande en éducation supérieure et universitaire, où plus ou moins 800 élèves obtiennent des diplômes d’Etat et dont la plupart exprime le désir d’évoluer avec les études. Mais, souvent ils sont limités par les moyens financiers de leurs parents. Ces enfants chôment dans les cités, se lancent dans les taxis moto ou rejoignent carrément les carrières d’exploitation artisanale d’or. Donc, la seule institution supérieure dans le territoire de Wamba ne suffirait pas à contenir cette demande, encore qu’elle n’a qu’un seul domaine (santé). Il est ainsi avantageux de viabiliser l’ISP Ibambi, surtout qu’il bénéficie des visites des Enseignants de l’ISP-Isiro.


ONG-et-projets

Nombre d’ONG 10
Principales activités
  1. Santé
  2. Agriculture et Développement rural

Les ONG oeuvrant dans le Territoire de Wamba et leurs domaines d’intervention :

ONG Domaines d’intervention
OMS Surveillance active des maladies
UNICEF Vaccination
Fond Mondial
  • Lutte contre le paludisme, la tuberculose et le VIH/SIDA
  • Appui en médicaments et petits matériels
MSF Lutte contre le paludisme et surveillance des maladies
Memisa Belgique
  • Prime du personne
  • Appui en médicaments et petits matériels
Action Damien Lutte contre la tuberculose et la lèpre
MEDICUS MINDI Redynamisation des CODEV
SANRU/PPSSP Lutte contre le paludisme
FAO Appui en semences et matériels aratoires
CARITAS Appui communautaire dans le domaine de la santé, agriculture et développement rural

 

Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
  1. PESS (Projet d’équipement des structures de santé)
  2. PRISS (Projet de Reconstruction des Infrastructures Scolaires),
  3. FS (Fonds Social),
  4. STEP.

Le PESS appuie les zones de santés PAWA et BOMA MANGBETU en équipements médicaux.

Le PRISS a permis la construction de :

  • Ecoles officielles (EP BAVEMO)
  • Ecoles conventionnée catholique (EP TIBI, EP LEGU, EP KEEZO)
  • Ecoles protestantes (Institut DANGO, EP BGATU)

Le FS avait réhabilité partiellement le marché de Durunga à Wamaba. Les travaux ont été interrompus suite à l’inefficacité de la main-d’œuvre. Quant au projet STEP, mise en œuvre par le Fonds Social de la République Démocratique du Congo, il vise la relance du secteur agricole et des infrastructures routières rurales dans le territoire. Jusqu’à ce jour, il est encore dans la phase d’implantation.

 

Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
  • Projet de construction du Bureau de la Sous-Division scolaire Wamba I par le fond propre de la Sous-Division


Accessibilité-et-tourisme

Accessibilité du territoire
Routes Oui
Voies aériennes Non
Biefs navigables Non
Train Non

L’accès au territoire de Wamba se fait essentiellement par voie routière.

Les routes permettant l’entrée et la sortie du territoire sont la nationale N°25 (qui connecte Wamba à la route nationale N°4 du corridor Est de la RDC), la route d’intérêt provincial Mambati-Bavadili (qui relie Wamba au territoire de Bafwasende vers le Sud-Ouest) et la route d’intérêt provincial Wamba-Munbgere (qui relie Wamba au Territoire de Watsa vers l’Est. Cependant, le gros du trafic des marchandises agricoles et manufacturées qui approvisionnent Wamba se fait par la nationale N°25 qui est en pleine réhabilitation par le Gouvernement provincial de la Province du Haut-Uélé et devient au jour le jour plus praticable. Par la même voie, Wamba évacue aussi l’huile de palme vers Ituri et le Nord-Kivu.

La voie fluviale permet la circulation et l’échange dans le territoire entre la rive gauche et droite de la rivière NEPOKO. La traversée se fait généralement par les pirogues à pagaies aux beachs BAFANGADA, BAFABAKA, OBONGONI, LEGBO et MALI YA BWANA.

Le territoire de Wamba est aussi doté de pistes d’aviation pour les avions caravanes et petits porteurs mais en broussailleuse. La piste de BABETWA en terre battue qui appartient à l’Etat, long de 2000 mètres permet l’atterrissage occasionnel des Autorités politico-administratives en visite à Wamba et la piste de NEBOBONGO, patrimoine de la communauté protestante CECA-16 qui sont fortuitement opérationnelles.

Réseaux de communication
Africel Non
Airtel Oui
Orange Non
Tigo Non
Vodacom Oui

Les réseaux de télécommunication existant dans le territoire de Wamba sont Vodacom et Airtel qui couvrent quelques grands centres de négoce. Seul Vodacom est disséminé sur toute l’étendue du territoire avec son système des petites antennes fonctionnant avec les panneaux solaires. Ces opérateurs offrent des services de transfert d’argent (M-pesa et Airtel money). Ces réseaux connaissent des fortes perturbations occasionnant de fois des ruptures de connexion allant de 2 jours à 14jours surtout pendant les saisons pluvieuses.

Attraits touristiques
Parcs Oui
Jardins botaniques Non
Jardin zoologiques Non
Chutes d’eaux Oui
Sites touristiques Oui
Sites sacrés Oui

Dans son ensemble, le territoire de Wamba est un milieu touristique par excellence mais non encore valorisé. La rivière Népoko entrecoupée de chutes donnant lieu aux biefs navigables et non navigables ainsi que trois îles (BAKONDABEE, BADIAMONI et BONZUNZU) où l’on trouve des palmiers naturels à deux branches. La population y pratique la culture de riz, la pêche, fait des pièges aux animaux et l’extraction de vin de raphia.

Il existe aussi à Wamba deux grands rochers (ANZAGA et ATINE) et la colline BAMUNGO offrant un beau paysage panoramique, la rivière EMBIYA qui passe sous la terre chez le Chef TIMONIKO et un site spirituel MATARI où l’on trouve la source d’eau qu’utilisait la Bienheureuse Clémentine ANOALITE NENGAPETA de la diocèse catholique de Wamba.

Wamba héberge 9,2% d’étendue de la Réserve de Faune à Okapi (RFO), soit 1262,79 Km², localisée dans la Chefferie MAHAA. La particularité de cette partie de la RFO est la présence des éléphants qui sont sérieusement menacés par les braconniers. Cette réserve est gérée par des ONG telles que KFW, GIC et WCS sous la tutelle de l’ICCN.

Espèces phares de la faune
  1. Singe
  2. Chimpanzé
  3. Buffle
  4. Léopard
  5. Okapi
  6. Eléphant

Parmi ces espèces fauniques, l’éléphant est le plus menacé. Actuellement avec la pression du braconnage exercé par la fraction des groupes rebelles JESUS, MORGAN et le Maître MASIMANGO, les éléphants sont devenus rares dans le Territoire de Wamba. Ils sont plus chassés pour leur ivoire.

 

Espèces phares de la flore
  1. Bois rouge (entodophragma cylindricum, entodophragma util, khaya spp)
  2. Bois blanc (alstonia bonii, moesopsis eminis)
  3. Bois noir

Les bois rouge et blanc sont exportés en Ouganda et au Kenya sous forme des planches et des madriers. Ils fournissent aussi des chevrons qui sont exportés au Nord-Kivu, en Ituri…et utilisés localement pour la construction des maisons. Le bois noir par contre est une essence totalement protégée.

 


Situation-sécuritaire

Le territoire de Wamba est relativement calme, à l’exception de quelques braconniers qui opérèrent dans les Chefferies MAHAA et BAFWAKOY dans la Réserve de Faune à Okapi. Ces derniers créent de l’insécurité momentanée avec des pillages et l’assassinat de la population de ces deux Chefferies.


Opportunités-de-développement

Agriculture :

  • Production de café. Actuellement, avec l’appui de l’OMG Café Africa de 2014 à 2015, les planteurs de café sont actifs, bien que sur des étendues réduites, mais il existe aussi des grandes étendues de plantations abandonnées.
  • Production industrielle d’huile de palme : Le territoire de Wamba est reconnu pour la qualité d’huile de palme qui y est produite. Jusque-là la production est encore artisanale. Mais, l’on en enregistre souvent de tonnes qui sont importées vers les Provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu ainsi qu’en Ouganda malgré la vétusté de ses plantations. L’investissement dans ce secteur est sans doute rapporteur.
  • Production du riz: La riziculture est en pleine essor dans le territoire de Wamba. Les décortiqueuses autonomes à riz sont déjà fonctionnelles à Wamba. En plus de la consommation de ménage, une bonne quantité est souvent écoulée vers les carrières d’or à la rive droite de la rivière Nepoko (BOLEBOLE, MAMBATI, MATETE,…) et au Pk 51 sur la RN25 où se trouve une ancienne carrière d’or mais qui est encore opérationnelle.
  • Production de manioc: Elle est une pratique très répandue dans le territoire, mais il n’y a pas de transformation sinon en farine seulement.

Pêche et pisciculture :

  • Les cours d’eau de Wamba sont poissonneuses et susceptibles de permettre le développement de la pêcherie semi industrielle ou de professionnaliser les pêcheurs artisanaux afin de desservir le territoire et les régions voisines en poissons. Jusqu’aujourd’hui, la consommation de poisson à Wamba est basée sur les importations d’autres territoires et provinces.
  • Wamba dispose de 30 étangs de l’Etat abandonnés d’une superficie de 3,45 hectares. Ces étangs pourraient être cédés aux particuliers intéressés pour son exploitation.

Elevage :

  • L’élevage de volaille, gros et de petit bétail peut être développé dans la partie Nord-Est du territoire dotée de savane boisée.

Commerce et Hôtellerie :

  • A ce jour, la bretelle de la RN 25 qui relie Wamba et la RN4 est dans sa phase d’achevement de réhabilitation. Les gros et les petits véhicules à l’instar des voitures à 4 places circulent sans entrave, ayant comme corollaire, l’approvisionnement facile en marchandises et l’afflux des passages débouchant à Wamba ou en transit vers l’intérieur de Wamba. Cette opportunité enclenche déjà le développement du commerce et l’hôtellerie qui étaient plus qu’un labeur dans le passé en territoire de Wamba

Infrastructure :

La réhabilitation des routes d’intérêt provincial favorisera l’approvisionnement en produits manufacturés et vivriers de certains grands centres de négoces de Wamba et ainsi induire un développement équilibré de l’ensemble du territoire.

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